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Première rencontre à Paris

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Message Sujet : Première rencontre à Paris
Jeu 18 Juin - 15:55
  
Paris. Cela peut paraître « cliché » mais j’avais toujours beaucoup aimé cette ville. Sans être très original, je la trouvais terriblement romantique bien que, malgré mes visites qui commençaient à se faire nombreuses, je n’y avais jamais rencontré, ni emmené, personne. Peut-être parce que je n’étais pas moi-même quelqu’un de très romantique, ou plutôt que j’avais énormément de mal à l’être sans me sentir idiot… je n’aimais pas qu’on me juge et je savais trop bien comment on regardait les gens comme moi.
J’étais un homme, et l’on m’avait appris à être viril, fort et robuste, alors vouloir me lover contre un torse musclé et chaud durant les longues nuits d’hiver me posait parfois quelques problèmes. Je n’avais aucun problème avec mon homosexualité, au contraire, je l’avais même acceptée très tôt, mais c’était différent. Mon attirance pour les hommes en tant que telle n’allait pas à l’encontre de tout ce qu’on m’avait mis dans la tête quand j’étais môme… ce qui était problématique c’était mes envies de romances à l’eau de rose, de balades le long d’une plage main dans la main avec l’homme dont je serais tombé fou amoureux. Et si à 27 ans je n’avais encore trouvé personne pour m’inspirer ces envies, c’était la preuve qu’en tant qu’homme, ce n’était pas pour moi.

Cette visite dans la ville de mes rêves allait être la dernière, je ne pourrais sans doute pas revenir en France avant longtemps puisque j’allais déménager à New York d’ici quelques semaines. Faire Londres-Paris un ou deux fois par an, ce n’était pas gênant… mais une fois arrivé sur le nouveau continent ce serait autre chose, j’aurais sans doute davantage les moyens et c’était bien pour cela que je partais, néanmoins c’était le temps qui viendrait à me manquer, et surtout le trajet excessivement long qui m’ôterait toute envie d’entreprendre le voyage alors qu’il y avait tant de belles choses à découvrir en Amérique. Bref, je devais me faire des souvenirs beaux et durables de cette dernière visite si je ne voulais pas la regretter.

J’étais arrivé la veille et étais descendu dans le même hôtel que d’habitude. Ce n’était pas du grand standing mais j’aimais le calme et le confort simple qui le caractérisaient, et puis il était en plein centre, pour sortir le soir c’était plutôt pratique.
En début d’après-midi, je profitai donc de ma première journée à Paris. Le Louvre, un verre à la terrasse d’un café et enfin, m’installer sur l’herbe près de la fontaine du Trocadéro. L’été était resplendissant, mais il manquait un léger vent pour que je puisse supporter cette chaleur à laquelle je ne m’étais jamais habitué. Mais je ne comptais pas rentrer me cacher dans ma chambre d’hôtel, l’eau de la fontaine qui voletait en fines gouttelettes suffisait à me rafraîchir, m’empêchant ainsi de retenir le léger sourire qui se dessina sur mes lèvres.

Je regardai le ciel d’un bleu profond sans me soucier du soleil accablant qui, à la longue je le savais, me ferait mal à la tête, mais c’était un prix raisonnable à payer pour admirer le plafond céleste par un temps aussi merveilleux. Les voix des gens, les rires des enfants qui jouaient les pieds dans l’eau, donnaient une atmosphère paradoxalement douce et calme, la mauvaise humeur n’avait pas lieu d’être dans ce havre de paix, même si ça n’était que pour quelques heures, au milieu de la jungle urbaine.
Il n’y avait que dans cette ville que je me sentais aussi serein… c’était sans doute aussi pour ça qu’elle me tenait tant à cœur, même si je me gardais bien de le dire à quiconque. On me connaissait pour être un homme sérieux et responsable qui ne se laissait jamais dépasser, mais je n’aimais pas ça, je n’aimais pas que des gens comptent sur moi, qu’on se repose sur moi, je n’étais déjà pas assez confiant pour me porter moi-même mais je devais toujours aider tout le monde, c’est éreintant. Ici je ne connaissais personne, personne ne me jugeait, personne n’attendait quoi que ce soit de moi. Être moi-même était moins compliqué, après tout je n’avais plus à composer qu'avec moi et j’étais toujours ouvert aux négociations.

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Message Sujet : Re: Première rencontre à Paris
Jeu 25 Juin - 18:03
  
Welcome Paris.
Voilà comment me disait bonjour la radio à chaque fois que j’entrais dans ce taxi, tout les matins, vers onze heures. Je me rendais tous les midi cette semaine au Marly. On y mangeait bien, la vue était sympa et l’on voyait la foule du Louvre se presser d’y rentrer ou d’en sortir.
Ma soeur m’avait rejoins à déjeuner et sa présence m’avait ravi.
Elle était toujours aussi sublime, comme à son habitude, tirée à quatre épingles dans son tailleur de luxe, ses belles coiffures, son maquillage parfait, sa silhouette filiforme. Elle avait 31 ans, j’en avais deux de moins qu’elle. Et je venais quasiment tout les deux mois, lui passer le bonjour en passant. J’étais avocat et ma renommée m’avait baladée à travers les cinq continents. Comme Eleanor, je ne me posais pas, bien trop passionné par mon travail et ce besoin de bouger tout le temps.
Pas le temps de croiser cette âme soeur dont on nous parle dans les pubs, cette vie de couple idéal avec maison, enfant et chien-chien. Non moi, j’aimais être libre, de prendre l’avion au beau milieu de la nuit pour voir le soleil se lever ailleurs dans un autre pays.
Je ne dirais pas que les yeux du pilote de ligne de mon dernier vol m’ai laissé indifférent, tout comme le corps de garçon de café moulé dans son tablier, mais je bullais, Paris était une ville légère quand on savait la prendre. Un jour, j’avais abandonné mon regard dans son ciel et ses infrastructures et j’avais pensé ce que nombres de t-shirts nous rabâchent : I ♥ PARIS

Dans ma rêverie, j’essuyais en me regardant dans la vitre du véhicule, la petite trace de rouge à lèvres que m’avait laissé Eleanor et je souriais. Physiquement, nous étions pareil, deux corps élancés, entretenu, moi par le sport, elle le fitness, mes cheveux avaient comme les siens, conservé leur reflet roux mais en général, les gens nous décrivaient plutôt châtain. J’adorais les beaux costumes et il était rare de ne pas me voir habillé correctement. Au pire des cas, je mets négligemment une chemise et un jean, pour mes quelques balades en ville. Nos vies de ministres et une solitude agréable, voilà de quoi avions nous fondés nos avenirs ma jumelle et moi et nous en étions ravi.

Cette semaine, j’avais eu de grosse affaire à traiter, une d’écoute de personnes haut placée et un cas de divorce houleux.
Ahh ces gens qui pensent s’aimer, qui se marient et viennent à se déchirer, à se battre, à se blesser. Je ne suis pas très romantique, mais j’ai des valeurs de base qui font que je ne m’engagerai pas, pour divorcer 2 ans après. Avec un ou deux verres, j’en viendrai presque à vanter les bienfaits de l’amour éternel, celui que l’on croise au détour d’un parc, bullant auprès de l’eau ou dans sa tenue de sport, sexy et moulante, celui sponsorisé par colgate et dont les clichés pour les photos sont sponsorisés par Réné Veyrat.
J’étais plutôt un homme virile et je les aimais ainsi, costaud et sûr d’eux comme je l’étais je pense.
Mon égo me faisait sourire, j’avais préféré les hommes pour ça d’ailleurs, les femmes étaient trop douce, trop fragile, mais je ne les blâme, nous sommes fait pour s’aimer, autant aimer ce que l’on aime tâter.


Je revins à la réalité quand le taxi me déposa Avenue de New-york.
Il me restait un moment de libre, avant une soirée avec quelques clients et j’avais décidé de troquer cette jungle urbaine pour un coin tranquille.
Mon costume aujourd’hui était assez passe partout et je traversais la rue avant de rejoindre l’espace herbeux. Je dépassais la berge et m’installais sur un banc près de l’eau. Narcissique encore un peu, je me complaisais à admirer mon reflet, j’étais plutôt bel homme et rare sont mes amants qui vous diront le contraire. Je me sentais comme ces hommes libres des pubs pour parfums, comme si défaire de façon négligé ma cravate allait se faire ruer quantité d’homme à mes pieds. Je rigolais de ces fantasques rêveries et plia ma cravate correctement, j’allais profiter de l’après-midi, avant de retourner au frais dans mon loft. La chaleur de cette journée commençait à me peser un peu. J’espérais que la soirée soit plus fraîche.



Dernière édition par Thomas Forten le Dim 2 Aoû - 13:52, édité 1 fois
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Message Sujet : Re: Première rencontre à Paris
Dim 5 Juil - 21:21
  
À demi allongé, et les yeux toujours plongés dans la stratosphère, je sentais tout mon corps s’engourdir, comme prêt à se livrer à la douce torpeur du sommeil. J’inspirai profondément et me redressai, je ne devais pas m’endormir, quand bien même il serait assurément doux de sentir la caresse du soleil sur ma peau tout en rêvant… mais c’était surtout une bonne manière de me transformer en écrevisse à ce stade.
Je me passai une main sur le visage pour me reprendre et glissai l’autre dans ma poche à la recherche de mon paquet de cigarettes. Et alors que mon regard s’égarait de l’autre côté de la grande fontaine, j’aperçus un homme qui n’était pas là lorsque je m’étais installé. Sans savoir pourquoi, mon regard s’accrocha à lui un instant. Il retirait sa cravate, un sourire dont j’ignorais tout étirant doucement ses lèvres. J’étais loin, cependant je devinais déjà la beauté de son visage, la carrure de ses épaules, les muscles sous son costume. C’était sans doute idiot à penser, mais il semblait venir d’un monde totalement différent du mien, moi qui me baladais simplement vêtu d’un jean cintré et d’une chemise légère un peu froissée. Je n’étais pas vraiment venu pour séduire et donc n’étais pas habillé en conséquence, je devais l’avouer. Enfin, c’était un peu prématuré d’envisager cela.

Je dus avoir observé l’homme trop longtemps car il leva les yeux vers moi. Alors que j’aurais dû me mettre à rougir de gêne et détourner aussitôt la tête, j’esquissai un sourire timide avant de baisser naturellement les yeux sur mon paquet de cigarettes que j’avais sorti, je m’en sortis une et l’allumai. Je n’étais pas vraiment du genre à regarder de loin des hommes, n’étant jamais très sérieux je savais assez feindre l’assurance pour me diriger vers les hommes qui me plaisaient afin d’entamer la conversation en vu de ce que je désirais. Au besoin, je pouvais également me faire désirer.

Je fumai tranquillement et attendis quelques instants pour relever les yeux vers l’homme de l’autre côté de la fontaine, cette fois je croisai son regard qui ne m’avait, visiblement, pas lâché. Personnellement, je savais pourquoi je le regardais, mais lui pourquoi me regardait-il exactement ? Et son sourire n’avait pas disparu. Cela l’amusait peut-être, il devait avoir l’habitude d’être abordé et regardé par des femmes et des hommes, c’était impossible qu’il ne le soit pas. Et rien que pour cela, je n’avais pas l’intention de me lever pour lui parler, inutile de me couvrir de ridicule, je n’avais pas besoin de ça.
Ce manège dura plusieurs minutes jusqu’à ce que :

« Excusez-moi… »

Je levai des yeux surpris vers la petite voix qui venait de m’interpeler. Une jeune française – vu l’accent de son anglais – se tenait devant moi, les joues rouges d’embarras. Elle était très mignonne avec ses cheveux châtains et elle tortillait un petit morceau de papier entre ses doigts manucurés.

« Oui ? Salut ? L’encourageai-je, me demandant ce qu’elle me voulait.
– Euh hum… je vous ai vu tout à l’heure à la terrasse d’un café et hum… en vous voyant là je me suis dit que c’était le destin alors… je me demandais si vous voudriez prendre un verre avec moi… u-un soir ? »

Elle m’avait vu au café, voilà comment elle avait su que j’étais étranger. Cela dit je ne savais pas quoi lui répondre ? Je devais sûrement lui dire directement que je n’étais pas intéressé par les femmes mais elle avait l’air tellement incertaine que j’avais presque peur qu’elle se mette à pleurer si je le lui disais. Elle dût remarquer que j’hésitais car elle me tendit le papier qu’elle tenait.

« Vous n’êtes pas obligé de dire oui maintenant, c’est mon numéro appelez-moi !
– Ok, répondis-je en prenant le papier.
– Au revoir ! »

Elle partit en courant presque, je la suivis du regard pour la voir rejoindre d’autres filles qui essayèrent visiblement de l’encourager et elles partirent en me lançant un dernier regard. Je regardai à nouveau le papier et soupirai, bien sûr, les seuls qui venaient spontanément me voir étaient des personnes qui ne m’intéressaient pas. Je fourrai le papier dans ma poche en me promettant de lui envoyer un message plus tard pour lui expliquer la situation même si c’était gênant. Je terminai ma cigarette en évitant délibérément de regarder l’homme de l’autre côté de la fontaine.

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Message Sujet : Re: Première rencontre à Paris
Dim 2 Aoû - 13:52
  
Cette pause bien que chaude, venait d'être égayée, par la douce vision, d'un homme en face de moi. Finissant de mettre ma cravate dans ma poche et séparé par ce miroir d'eau, je me suis permis de le regarder.
Si nous avons été crée avec des yeux, c'est sûrement pour ne pas se priver d'admirer ces beautés naturelles.

Je gardais ce pseudo sourire carnassier, car j'aimais me délecter de ces visions rares et agréables. En plus, sans savoir pourquoi et malgré moi, je me sentais comme chasseur, traquant sa proie, alors que je n'allais certainement pas m'attarder trop longtemps en ce lieu et sur cet inconnu.

Nos regards se croisèrent, moi qui bêtement le dévisageai et le passait en revu, je continuai de sourire comme ce monstre qui mange les enfants dans les contes.
Pourtant je savais être doux comme un agneau mais dans mon domaine professionnel, il fallait mieux se faire loup que brebis.

Sa tenue était plaisante, mais il ne me semblait pas français. Je me suis fait cette réflexion car il fallait connaitre et aimer Paris pour savoir s'y détendre correctement. Et tout le monde sait que les parisiens ne sont pas aussi fous d'admiration que les étrangers de leur ville.
Le jeune homme face à moi, semblait à l'aise.
Du moins le quart d'un instant, car il détourna le regard, penchant sa tête, admirant sûrement l'espace herbeux.

Dans sa chemise, il semblait chétif et docile, mais je ne devais pas m'y méprendre ; J'en avais connu des plus coriace en haut moulant.

Il fini par sortir de sa poche, un paquet de cigarette, en sortie une et l'alluma, détaché, il semblait se sentir léger, bien plus que moi, imposé par mon propre corps et ce costume.
Mais chacun sa fonction, si ce jeune homme, je dois l'avouer, séduisant, était payé à buller, moi il fallait rapidement que je me re-concentre sur la soirée à venir et mes deux gros dossiers, qui me pesaient autant que s'ils furent de plomb et dans mes poches.

Soudain, je réalisa que je ne l'avais pas laché du regard, je m'inspirais de sa légèreté, je prenais soin de noter ses traits.
Si l'homme que je suis n'avais pas reçu d'éducation, il n'aurait fait ni une ni deux, fontaine ou pas fontaine, et aurait traversé, pour dévorer sans retenu, cette oiseau frêle posé nonchalamment dans l'herbe.

Mais il était sauvé par cette barrière que formait le point d'eau et nous n'étions pas des bêtes, je n'allais pas passivement me vautrer sur quelqu'un juste parce que son visage fin et son corps me donnait envie.
J'agissait comme ça, parfois après quelques verres, attrapant au passage, un homme que j'aurais remarqué pendant la soirée.
Le grignotant doucement, par des regards et des mots, je ne tardais pas à fondre dessus, à lui faire rejoindre ma chambre et à lui montrer ce que je vaut. Sûrement encore mon égo, mais il fallait que la gente masculine soit au courant de ce dont j'étais capable et ma réputation n'était plus à faire dans mon monde, merci les tabloids et merci ô (chateaux, ô saisons... pardon je m'égare), je disais donc, ô toi journaliste qui, ce soir de décembre a fait semblant de ne pas me reconnaître, de bien vouloir me rejoindre pour finir la nuit, pour repartir, certes comblé, mais aussi, avec en poche, quelques clichés que je ne l'avais pas vu prendre.. Il n'a fallu qu'une journée pour que nombreux de mes compères me fassent des remarques sur mon fessier admirable, mon armature de rêve et mon fantastique phallus.
Il ne m'a pas fallu longtemps pour faire arrêter et condamner cet homme, même si le coup de pub n'était pas négatif, car quelques de mes collègues, se sont montrés très conciliant et participatif par la suite.

Je revins sur têrre après ces quelques souvenirs, quand je vis que ma proie discutait avec l'autre bord.
Je soupira, car il m'arrivait souvent de m'égarer dans mes fantasmes, sans penser qu'en face, l'homme n'est pas du même ton que moi.
Je n'allait pas m'en plaindre, la vision restait agréable et cela clôturerait parfaitement cette promenade.
Retirant ma veste de costume car la chaleur devenait vraiment désagréable, je finissais de l'admirer, lui cet inconnu ravissant, avant de me lever. Il discutait encore avec la jeune fille qui fini par s'en aller et il reprit à regarder le paysage.

Cet intermède et me voilà reparti, je marchais doucement, ma démarche faisait parti de mon charisme et comme de tout j'en jouais. Chaque pas, dans cette pelouse, pour attirer les regards et dominer ce monde pleins de jugements. Je ne fis pas attention, ma veste au bras, que ma cravate s'échappa de la poche et tomba au sol. Je voulais me reposer un peu, je devais regagner mon hôtel.
Je reprenais le même chemin qu'en venant, rejoignis la route rapidement, patienta un peu, avant de trouver un taxi. Un dernier coup d'oeil à ce tableau que m'offrais cette ville. Sa vénus, assis dans l'herbe dans un cadre estival. Il y a des belles images comme celles-ci qui continueront à me faire aimer Paris.
Des images que l'on aimerait revoir, conduit via Paris By Night.

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